Les investissements de portefeuille au 1er trimestre 2010
Les investissements de portefeuille enregistrent au premier trimestre 2010 des entrées de capitaux pour 43 milliards d'euros, après 88 milliards d'euros au quatrième trimestre 2009. Cette diminution résulte principalement de la reprise des achats de titres étrangers par les résidents, alors que les achats de titres français par les non résidents se maintiennent à un niveau élevé.
Les résidents français procèdent à des acquisitions nettes de titres étrangers pour 27 milliards d'euros, alors qu'ils avaient procédé à des ventes nettes de 17 milliards au quatrième trimestre 2009. Ces acquisitions portent essentiellement sur des titres de dette à long terme (pour 43 milliards d'euros) et sont essentiellement imputables aux secteurs autres que les institutions financières monétaires. Dans le même temps, les résidents français se désengagent sur les titres de dette à court terme émis par des non-résidents, à hauteur de 16 milliards d'euros, principalement imputables au secteur des institutions financières monétaires.
Les achats de titres français par les non résidents restent stables à 69 milliards d'euros sur le 1er trimestre 2010 et portent en quasi-totalité sur des titres de dette à long terme émis par les administrations publiques (pour 38 milliards) et, dans une moindre mesure, par les IFM (pour 20 milliards), les achats de titres de dette à court terme et de titres d'OPCVM venant équilibrer le désengagement des non-résidents sur les actions françaises (à hauteur de 7 milliards d'euros).
Présentation sur les évolutions trimestrielles des investissements de portefeuille, détaillées par secteurs détenteurs (créances) et émetteurs (engagements) ainsi que par nature d'instruments
Les investissements de portefeuille en 2009 (dernier rapport annuel)
En 2009, les investissements de portefeuille se sont traduits par des entrées de capitaux d'un niveau particulièrement élevé (270 milliards d'euros), du fait du net repli des achats de titres étrangers par les résidents et de la très forte augmentation des acquisitions de titres français par les non-résidents, dans un contexte de forte progression des émissions de titres en France.
Ces entrées nettes portent en premier lieu sur les titres de dette de long terme (186 milliards d'euros), et dans une moindre mesure sur les titres de dette à court terme et les titres d'OPCVM. Les flux nets sur actions reviennent quasiment à l'équilibre (sorties de capitaux à hauteur de 4 milliards d'euros).
Plus de la moitié des entrées de capitaux provient d'opérations sur des titres émis par les secteurs autres que les administrations publiques et les institutions financières monétaires, c'est-à-dire essentiellement les autres institutions financières et les sociétés non financières. Le solde des flux sur titres publics français ou étrangers contribue également à d'importantes entrées de capitaux (113 milliards d'euros).
La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC40
À la fin de l'année 2009, les non-résidents détenaient 404,5 milliards d'euros d'actions des sociétés françaises entrant dans la composition de l'indice du CAC 40, sur une capitalisation boursière totale de ces sociétés de 955,4 milliards d'euros.
Après deux années consécutives de baisse, la part du capital des sociétés françaises du CAC 40 détenue par les non-résidents s'est inscrite en hausse en 2009 à 42,3 %, après 40,2 % en 2008, revenant ainsi à un niveau proche de celui de 2002 (42,5%). Cette hausse s'explique principalement par les flux d'acquisitions par les non-résidents.
Etude parue dans le Bulletin de la Banque de France