Vue d'ensemble
Alors que jusqu'à présent on pouvait assimiler « Place financière de Paris » et « marché du franc », tel n'est plus le cas depuis la création de l'euro et d'un marché monétaire unifié entre les 12 pays membres de l'eurosystème. Aujourd'hui, la Place financière de Paris se définit comme le regroupement en un même lieu :
- d'une communauté d'acteurs : établissements de crédit, compagnies d'assurances, emprunteurs et émetteurs non financiers, sociétés de bourse, agences de notation, etc...
- des infrastructures permettant des échanges financiers : systèmes de paiement, de règlement-livraison de titres.
- d'un cadre juridique et réglementaire qui s'adapte aux mutations des marchés financiers sous l'égide des autorités de marché de la Place
sur lesquels s'appuient les différents compartiments du marché caractérisant la Place financière de Paris.
| L'association PARIS EUROPLACE diffuse les informations recherchées par les investisseurs, les établissements financiers, les émetteurs non financiers, souhaitant participer au marché financier parisien |
|
Le marché monétaire et le marché de la pension livrée enregistrent des volumes d'activité élévés. Parmi les 57 banques de référence du panel européen servant au calcul des taux EONIA et EURIBOR, 10 banques sont des banques françaises. Elles assurent environ 36% (année 2000) du volume total des transactions déclarées par les banques du panel sur le marché de l'argent au jour le jour.
Le marché des titres de créances négociables est le plus profond d'Europe, réparti entre certificats de dépôts, billets de trésorerie et bons à moyen terme négociables.
Le marché obligataire bénéficie de la présence régulière de nombreux émetteurs, résidents et non résidents.
Les titres d'Etat français font l'objet d'un programme d'émissions régulières, et la structure de la dette permet d'assurer une liquidité satisfaisante sur l'ensemble de la courbe de taux. En outre, le Trésor français concentre ses émissions sur un nombre de titres plus restreint que les principaux émetteurs souverains européens. Ce procédé permet d'obtenir un encours moyen élevé par ligne de titres. La courbe française des rendements se révèle ainsi la plus homogène et la plus liquide de l'ensemble de la zone euro.
Enfin, la Grèce et l'Italie ont rejoint la France comme pays de la zone euro dont le Trésor Public émet des obligations indexées sur l'inflation. Celles-ci permettent aux investisseurs de protéger le pouvoir d'achat de leurs placements et de diversifier la composition de leur portefeuille. Pour l'émetteur, elles présentent l'avantage de réduire le coût de son endettement, ce qui explique que d'autres signatures, telles que la CADES, aient aussi recours à cette technique.
Les marchés organisés de produits dérivés ont accru leur internationalisation dans un contexte concurrentiel en pleine évolution.
Le marché des actions La place de Paris est un acteur majeur des restructurations au niveau européen : en septembre 2000, la Bourse de Paris a fusionné avec les bourses d'Amsterdam et de Bruxelles pour former EURONEXT, auquel s'est ajouté la bourse de Lisbonne le 06/02/2002. La capitalisation de cette entité était à fin octobre 2005 de 2096 milliards d'euros (ce qui la situe au deuxième rang européen et au premier rang de la zone euro). Dans cet ensemble, la Bourse de Paris représente 61,3% de la capitalisation boursière.